PISA 2025 : la lecture décroche en France comme en Espagne

PISA 2025 : la lecture décroche en France comme en Espagne

La dernière newsletter de Balance Phone parlait des résultats PISA 2025, tant attendus cette année. Logique : la marque est espagnole, les chiffres qu'elle relaie sont ceux de l'Espagne. La France a publié les siens le même jour, et ils ne sont pas meilleurs.

PISA, pour rappel, c'est l'enquête que l'OCDE mène tous les trois ans depuis 2000 auprès d'élèves de 15 ans, en lecture, mathématiques et sciences. L'édition 2025 est la neuvième du genre : plus de 760 000 élèves testés dans 91 pays et économies, censés représenter environ 33 millions d'adolescents du même âge dans le monde. C'est, à ce jour, la photographie la plus large qui existe du niveau scolaire réel d'une génération, comparée dans le temps et entre pays.

Ce que Balance Phone a relayé sur l'Espagne

Les chiffres cités par la marque sont nets. En lecture, l'Espagne passe de 474 points en 2022 à 451 en 2025, soit 23 points perdus en trois ans, et 45 depuis 2015. Selon l'échelle de l'OCDE elle-même, 20 points équivalent à peu près à une année scolaire : l'Espagne a donc perdu plus de deux ans d'apprentissage sur cette seule matière. Les mathématiques reculent de 16 points, les sciences de 8. Un tiers des élèves espagnols n'atteint pas le niveau minimal en lecture et en mathématiques, incapables par exemple d'identifier l'idée principale d'un texte moyennement complexe. À l'autre bout de l'échelle, seuls 2 % atteignent le niveau d'excellence en lecture, contre 6 % en moyenne dans l'OCDE.

Tue Halgreen, analyste senior de l'OCDE et coordinateur de l'étude, résume ainsi la tendance : moins on passe de temps sur le téléphone, meilleurs sont les résultats. Il ajoute un repère précis, cité par Balance Phone : les élèves décrochent dès qu'un texte dépasse 400 mots, "à peu près ce qui tient sur un écran".

Et la France, dans tout ça ?

Le même jour, les résultats français sont tombés : 474 points en lecture en 2022, 456 en 2025, soit 18 points perdus. Les mathématiques reculent de 16 points sur la même période, les sciences ne bougent presque pas (-4 points). La France passe pour la première fois depuis 2012 sous la moyenne OCDE en lecture (466 points), avec un classement autour de la 27ᵉ place. Coïncidence frappante : la France et l'Espagne partaient exactement du même score en 2022. Les deux pays ont ensuite décroché, chacun à sa mesure. Les résultats complets, pays par pays, sont dans la publication officielle de l'OCDE.

Le ministère de l'Éducation nationale n'a pas cherché à noyer le sujet. Sa communication évoque "une corrélation étroite entre réseaux sociaux et niveau scolaire", avec pour conséquence "un phénomène généralisé d'appauvrissement des capacités de concentration et de mémorisation".

Une étude du Centre national du livre publiée en avril 2026 donne la mécanique derrière ces chiffres : les jeunes Français passent en moyenne 3 heures et 1 minute par jour sur les écrans, contre 18 minutes à lire un livre. Plus d'un tiers des 16-19 ans ne lisent plus du tout, ni pour l'école ni pour le plaisir. Et la lecture elle-même se fragmente : 21 % des 7-9 ans font autre chose en lisant, 45 % des 13-15 ans, 67 % des 16-19 ans.

L'attention, pas seulement l'école

L'OCDE reste prudente et parle de corrélation, pas d'une cause unique démontrée. Le rapport pointe aussi d'autres facteurs, comme le manque d'enseignants (49 % des établissements espagnols en déclarent un déficit, contre 39 % en moyenne OCDE). Mais le même schéma, moins d'écran et de meilleurs résultats, se répète dans des dizaines de pays aux politiques éducatives pourtant très différentes, y compris ceux qui dominent le classement 2025 (Pékin, Shanghai, Singapour). C'est précisément ce qui, pour Halgreen, pointe vers une cause commune plutôt qu'un hasard statistique par pays : la manière dont toute une génération a appris à regarder un écran.

L'édition 2025 ajoute un facteur qui n'existait pas dans les précédentes : l'intelligence artificielle. C'est le premier cycle PISA mené depuis sa généralisation, et 85 % des élèves français déclarent l'utiliser pour leurs devoirs (contre environ 60 % au Japon, où l'usage reste nettement plus rare). Ceux qui s'en servent fréquemment pour résumer un texte, rédiger ou faire une recherche obtiennent en sciences des résultats jusqu'à 20 points inférieurs à ceux qui ne le font pas, soit à peu près une année scolaire. Là encore, l'OCDE refuse d'en faire une cause : la baisse était amorcée avant que l'IA se généralise. Mais l'idée qui traverse tout le rapport reste la même, que ce soit un écran de smartphone ou un chatbot qui répond à la place de l'élève : plus la tâche cognitive est sous-traitée, moins il reste de mémoire et de concentration à l'arrivée.

Et ça ne concerne pas que les adolescents de 15 ans. La technologie que nous avons tous en poche est conçue pour capter l'attention et la fragmenter, et elle le fait suffisamment bien pour que l'effet se voie en quelques années sur un test standardisé mondial.

Ce que ça change, concrètement, pour une famille

Personne ne va retirer le smartphone de la vie d'un adolescent de 15 ans en 2026, et ce n'est d'ailleurs pas ce que demandent ces chiffres. La question qui se pose à la plupart des parents n'est pas "écran ou pas écran", elle est plus précise : comment donner à un enfant de quoi joindre ses amis et ses parents sans lui donner, du même geste, un flux infini optimisé pour capter son attention jusqu'à minuit.

C'est exactement le pari du Balance Phone : un smartphone Samsung classique, WhatsApp, banque, GPS et appareil photo compris, mais avec les réseaux sociaux, le streaming, les jeux et les paris bloqués au niveau du système, pas par un filtre que l'ado peut désinstaller en cinq minutes. C'est pensé pour deux publics précis : les 14-17 ans à qui les parents veulent donner un premier smartphone sans ouvrir la porte aux réseaux, et les adultes qui ont déjà essayé les applications de blocage classiques et fini par les désactiver.

Pour qui ?

Pour les parents qui hésitent encore sur le premier téléphone, notre guide complet 2026 et notre page dédiée aux parents détaillent les critères par âge. Pour ceux qui cherchent spécifiquement une alternative qui bloque structurellement la distraction sans revenir à un clapet, le Balance Phone est, à ce jour, l'option la plus aboutie que nous ayons trouvée sur ce créneau précis. Les chiffres PISA ne disent pas quoi acheter à votre enfant. Ils disent juste, assez froidement, ce qui se passe quand personne ne décide rien.